Un an après que tu sois partie…

Aujourd’hui, cela fait un an que tu es partie. Un an déjà, un an sans toi, la pire année de toute notre vie. Un an, petite Luciole. Tu devrais déjà avoir appris à marcher. À balbutier. À baver partout. À enchaîner les fous-rires. À tomber, à te relever, à apprendre. À grandir. Tu devrais être en train de jouer avec ta grande soeur. Elle te montrerait ses jouets, râlerait quand tu voudrais les lui piquer pour les mettre à la bouche, te lirait des histoires… Vous vous inventeriez un monde, auquel nous assisterions, ton papa et moi, bouche-bée de vous voir déjà si grandes et à la fois si petites.

Mais voilà, tu es partie. À ta place, il y a un grand vide. Dans nos vies, dans nos coeurs, dans nos âmes. Dans tout l’appartement. Chaque heure, chaque minute, chaque seconde nous rappellent combien tu nous manques. Et combien c’est dur sans toi.

Je ne vais pas te faire la liste de tout ce qui nous tue : ta poussette, qu’on n’a pas encore réussi à mettre la cave. Tes vêtements, qu’on a dû remettre dans les cartons après les avoir gardés pendant 9 mois dans ta commode, incapables de les regarder sans pleurer des torrents de larmes. Nous pourrions t’en citer des tonnes, des moments comme ceux-là, où c’est encore pire que d’habitude. Où la douleur est plus forte que jamais. Mais nous n’aurons jamais assez de temps ni de mots pour te les raconter. Il faut les vivre pour comprendre.

Alors à la place, nous allons te raconter d’abord toutes ces choses qu’on garde pour nous depuis un an, et qui nous rendent dingues à chaque fois, parce qu’il s’agit de toi et que tu méritais mieux que ça.

Ces phrases abjectes entendues cette année

Il y a d’abord bien sûr eu cette foutue pharmacienne (la connasse). « Vous en ferez bien un autre ». Cela faisait à peine quatre jours que tu avais été arrachée à nous, et la voilà qui se ramène avec sa gueule en fleur : « vous en ferez bien un autre ». Et si on t’éclatait la tronche, tu t’en ferais bien une autre, non ?

Et puis, il y a eu ces interminables « on s’en fait pas pour vous, vous êtes solides ». Bien sûr, oui, bien sûr… Solides, nous le sommes. Nous avons survécu à beaucoup de choses : le manque d’argent, la solitude, le deuil, la peur, la colère, la tristesse… Mais ça… Toi… Survivre, ce n’est pas complètement vivre. Une partie de nous est partie avec toi, tu l’as emportée, et vous ne reviendrez jamais.

Ou l’extraordinaire « il faut arrêter de pleurer, maintenant, pensez à votre fille ». Oui, on y pense. Aux deux, d’ailleurs. Celle qui est partie, et celle qui, comme nous, doit apprendre à faire son deuil de cette petite soeur qu’elle attendait avec impatience. BébéBackstage qui, l’autre jour, dans la voiture, nous a demandé pourquoi papa et maman ne fabriquent pas un autre bébé pour jouer avec elle. Cette petite fille qui glisse parfois un ballon sous son tee-shirt pour « jouer à la petite soeur ». Cette grande soeur qui nous a vus pleurer les quelques fois où nous n’avons pas eu le temps d’aller nous cacher dans une autre pièce, et qui a compris, du haut de ses trois ans, que quelque chose de grave s’était produit.

Alors oui, on arrêterait bien de pleurer si on le pouvait. Et si tu veux vraiment nous aider, commence par sortir de nos vies avec tes jugements à l’emporte-pièce, ça nous fera des vacances. Merci (parce qu’on est polis, en plus).

Ces paroles hallucinantes de stupidité, encore

Il y a également eu la psy, qui était au top niveau. Du grand art dans la connerie, à tous les étages. Celle qui mettait un bandeau sur les yeux de MamanBackstage une fois par semaine et qui lui faisait répéter en boucle chaque détail de cette nuit maudite. Pour « guérir le stress post-traumatique ». Pour info, le stress post-traumatique est toujours là, et pas la psy. Maman Backstage l’a dégagée manu militari. Mais cette dinde a au moins le « mérite » d’une phrase extraordinaire : « bah, c’est normal de pleurer encore, vous n’avez pas passé les 4 saisons, et le deuil, c’est sur une année complète ». Ouais, alors, non, pas du tout. Qu’on se le dise une bonne fois pour toutes : il n’y a pas de date limite sur le chagrin. Pas de date de péremption. Et tous ceux qui prétendront le contraire ne sont que des je-sais-tout qui n’ont jamais connu la perte d’un être cher. Ou qui, du moins, ont la capacité émotionnelle et l’intelligence relationnelle d’une huître au tracé encéphalique plat. Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip…

Et la dernière phrase – mais non des moindres – dans toutes ses déclinaisons possibles et imaginables : « il va falloir penser à faire un gosse, BébéBackstage va être pourrie-gâtée si elle reste fille unique ». Ouais, non. BébéBackstage n’est pas fille unique. Elle est, comme nous, orpheline de sa petite soeur. Et elle n’est pas pourrie-gâtée, loin de là. Par contre, on veut bien pourrir ta tête si tu t’en mêles encore, c’est compris ?

Ces « détails » qui ont rendu les choses encore plus difficiles

Parce qu’il n’y a pas eu que les phrases abjectes qui nous ont marquées, cette année. Il y a aussi eu des moments de grosse solitude, de grandes douleurs. Du genre ces gens qui t’appelaient 150 fois par semaine pour toutes les raisons du monde (je sais pas quoi acheter comme gâteau pour mon anniversaire / j’ai mon chat qui est malade, tu te rends compte ? / Tu peux venir déménager mon appartement pendant que je vais bouffer au DoMac ? etc.), et qui ont bizarrement arrêté de t’appeler du jour au lendemain, « pour ne pas déranger ».

Ou, dans le même style, ceux qui se sont contentés d’un coup de fil ou d’un texto dans l’année, histoire de soulager leur conscience. Mais qu’ils soient de l’une ou l’autre de ces catégories, ils nous ont laissés désespérément seuls dans le silence. Seuls avec le manque de toi. Juste au cas où ça n’aurait pas été assez difficile comme ça.

Il y a eu aussi les papiers administratifs qu’on a dû remplir, pour X ou Y raisons. D’abord, ceux qu’il fallait envoyer pour justifier de ton départ, petite Luciole. La Sécu, la Caf, les impôts… Ouvrir le livret de famille, photocopier l’acte d’enfant né sans vie, les mettre dans l’enveloppe, timbrer, poster… Ou l’expliquer au téléphone. Ou faire la queue pour aller le raconter à tous les services de vive voix (le pire). Et à chaque fois qu’il nous faut cocher la case « un seul enfant », alors qu’on sait, nous, que nous en avons eu deux. Et que ce n’est pas parce que tu es partie que tu n’es plus là. Tu vis en nous. En chacun de nous. Et tu es partout, à chaque seconde, au moins dans nos têtes et dans nos coeurs.

Ces trucs qui nous ont paralysés

Et puis, il y a eu toutes ces choses qu’on n’a pas été capables de faire. Comme foncer à la maternité voir des proches qui devenaient nouveaux parents. Crois-nous, petite Luciole, on était heureux pour eux. Vraiment et sincèrement. Seulement, se retrouver face-à-face avec un bébé qui n’était pas toi, c’était juste au-dessus de nos forces. Nous n’étions pas prêts. Et à vrai dire, je ne sais pas si nous en sommes encore capables.

Nous n’avons pas été capables non plus de tout supprimer dans l’appartement. Il nous reste ton cosy dans notre chambre, et ton petit matelas. Le lit à barreaux démonté dans la chambre que tu aurais dû partager avec ta soeur. La photo de toi sur la tablette de MamanBackstage, qu’on regarde l’un ou l’autre en cachette pour pleurer quand l’autre n’est pas là pour nous voir, histoire de ne pas lui péter davantage le moral.

Oui, il y a encore beaucoup de choses qui nous horripilent, et beaucoup d’autres que nous ne sommes pas encore capables de faire. Mais il y en a aussi que nous avons appris à faire, et qui nous aident beaucoup (ou pas, mais au moins, on essaye).

Ces choses qui nous aident (un peu)

D’abord, en parler entre nous. Cela peut paraître bête à dire, mais on a mis du temps à y arriver. On a essayé de se protéger mutuellement, en cachant nos émotions, en évitant le sujet, en faisant comme si de rien n’était. Nous sommes devenus maîtres en matière de sourire de façade. Des ninja de l’esquive de sujets délicats. Et c’était une magistrale erreur, parce que nos nerfs s’en ressentaient, qu’on commençait à s’éloigner, et que ça nous faisait finalement plus de mal que de bien.

Alors nous nous sommes mis à en parler, à se dire quand ça ne va pas, et à ne plus s’excuser quand on fond en larmes. Et c’est beaucoup mieux comme cela. Il paraît que beaucoup de couples se séparent quand surgit ce genre d’épreuve. Nous, ça nous a finalement encore plus soudés, sans doute parce que nous avons choisi de communiquer le plus possible, même quand c’était difficile.

Ensuite, s’occuper les mains (et la tête!). Le stress post-traumatique et le deuil ont pu engendrer chez nous des troubles de la concentration. Nous avons tous les deux le film de cette nuit-là qui passe en boucle devant nos yeux, quoi que nous fassions. Des images surgissent à tout bout de champ dans nos têtes, de jour comme de nuit, sans que nous puissions le contrôler.

Alors, pour résister, il nous a fallu inventer des stratégies pour nous occuper un maximum les mains et re-focaliser notre attention. En bossant, en dessinant, en reprenant le sport, en montant le son de la musique… Le coloriage pour adultes, c’est con, mais ça fonctionne pas mal ici. Le BuJo marchait bien, quand MamanBackstage n’avait pas encore repris les études. Les jeux de société et le duo tambour/xylophone à fond avec BébéBackstage, c’est le top. Ce ne sont pas des méthodes infaillibles, mais ça aide.

Bref, ça fait un an.

Un an déjà, et on a eu du mal à savoir ce qu’on voulait faire aujourd’hui. Finalement, nous avions tous les deux eu la même idée stupide, sans oser se la dire. Un gâteau d’anniversaire, pour toi, petite Luciole. Mais sans bougie, vu que tu n’es pas là pour la souffler. On en a beaucoup parlé hier soir, et finalement, on a opté pour de délicieux cupcakes vanille-chocolat blanc. Comme ça, ça passera inaperçu. Ta grande soeur ne s’en rendra pas compte en les engloutissant ce soir lors du plateau-TV qu’on s’est prévu. On serait bien sortis prendre l’air, faire un tour à Cultura ou aux manèges, mais ta soeur a la varicelle, alors on a opté pour un repli stratégique à la maison. Tant mieux, ça nous a laissé plus de temps pour peaufiner les gâteaux.

Et puis, quand ta grande soeur sera couchée, tout à l’heure, papa et maman parleront de toi, bien sûr. Ils s’imagineront encore et encore comment tu serais aujourd’hui. Tout ce que tu aurais pu avoir fait cette année, et tout ce que tu aurais pu faire l’année qui vient. Et ils pleureront sans doute un peu, parce que tu leur manques vraiment très fort. Et demain, ils iront peut-être te voir au Jardin du Souvenir. Parce que c’est ce que tu es, petite princesse. Un souvenir. Celui d’une belle et douce petite fille, qui méritait bien mieux que ce destin-là, mais qui aura toujours sa place au creux de notre famille.

Bon anniversaire, petite Luciole. On t’aime.

 

Cet article a 55 commentaires

  1. Même douleur, même amour et un grand sentiment d’impuissance !
    On est là et on vous aime.

  2. Quelle tristesse et quelle douleur,
    Cette histoire me touche particulièrement car se rapproche de l’histoire de ma soeur et son étoile disparue à 1 an.
    Juste pour dire, que les gens qui appellent peu peuvent penser beaucoup à vous (j’y pense tous les jours moi aussi et cela fait plusieurs années…, mais je ne suis pas sûre qu’elle le sache).
    J’ai essayé d’être présente pour elle (nous n’avons jamais été très proches mais elle me sait à l’écoute) et je lui ai dis que mon téléphone était dispo 24/24. Je l’ai appelé un peu mais pas trop car quoi dire?parler de rien semblait tellement futile et parler de cette peine sauf si elle le souhaitait me semblait être encore plus difficile.
    je sais que rien ne peut apaiser cette douleur.
    Elle ne m’a pas appelée et je n’ai pas insisté, non par désintérêt mais par pudeur et respect. Parce qu’on ne sait pas s’il faut en parler et comment et qu’on a peur de faire une bourde par maladresse.
    Il y a tellement d’enjeux et de peine dans tout ça, tellement de manière de faire le deuil, de continuer à vivre malgré tout, un autre enfant dont il faut prendre soin.
    Que vous puissiez en parler tout 2 et déjà énorme et je vous souhaite de garder l’amour de votre cocon et que le bonheur revienne petit à petit.
    <3 <3

    1. Salut Emma !
      Je vais te donner mon point de vue. Nous ne doutons pas que certains y pensent sans nous appeler. Encore que pour certains, nous avons de gros doutes. Il ne s’agit bien évidemment pas d’appeler tous les jours pour prendre des nouvelles. Déjà en temps normal c’est relou alors dans ce cas-là… Mais d’appeler de temps en temps, même pour rien dire de particulier, on sait pourquoi et ça fait plaisir. Quant à la peur de faire des bourdes de maladresse… la vie s’en occupe déjà : croiser un bébé tout neuf quand on va faire les courses, entendre une mère se plaindre des petites nuits de son bébé, regarder une série TV sur la mort d’un enfant et j’en passe (et à vrai dire, ça fait partie des choses les plus dures à gérer).
      Merci pour ton message, ça nous fait très plaisir !

  3. Difficile de lire un pareil témoignage… Je ne peux que penser bien fort à vous. Je suis entièrement d’accord avec vous deux ; le deuil n’a aucune limite de temps.

    1. Merci beaucoup ! Effectivement, il n’y a pas de date limite à la peine, et même si on n’est pas à l’aise avec la douleur d’autrui, il n’y a rien de pire de la juger ou de vouloir la circonscrire dans le temps… C’est un processus long et difficile, et chacun ne fait que ce qu’il peut…

  4. Cher papaBackstage et mamanbackstage, votre témoignage me bouleverse toujours autant. Il n’y a pas plus injuste plus révoltant que de perdre un de ses enfants. Le deuil n’a aucune limite, et 1 an ce n’est rien, c’est hier. vous avez raison de lui parler. Elle a existé et elle est aimée. Ne retenez pas vos larmes, pleurer est nécessaire et ça soulage (un peu)

    Pour avoir connu des deuils douloureux,on se s’habitue jamais. On vit avec et c’est tout. Et puis un jour, la douleur est (légèrement) moins cuisante. Et la vie reprend un peu le dessus. Mais de vous à moi j’y pense chaque jour. Tous les jours. C’est ainsi.

    Pour les gens, ils sont comme ça. Il y a des gens avant, il y a des gens pendant, et il y a des gens après. En général, ce ne sont pas les mêmes. Les personnes qui n’ont pas vécu le deuil sont démunies face à l’épreuve que peut traverser un proche, un ami dans cette situation. Et il ne savent pas, c’est tout.

    J’espère que vous trouverez un début de paix, un apaisement. Que vous trouverez le soleil dans le sourire de Bébébackstage.

    Vous êtes des parents formidables de deux petites filles formidables.

    Et un jour, ça ira mieux.

    1. Merci beaucoup pour ce message optimiste. On s’y raccroche, aussi fort qu’on le peut. Et on ne désespère pas que le soleil revienne, un jour… Même si on sait très bien qu’il ne sera jamais aussi brillant qu’on le voudrait.

  5. Je rejoins votre douleur. Nous avons du laisser s’envoler notre petit 2ème… On l’a appelé Akira « lumière du ciel ». Cela fera 3 ans en juillet et c’est encore difficile maintenant… Même si à peine plus d’1 an après nous avons pu tenir dans nos bras notre petit 3ème. Quand on me demande combien j’ai d’enfants, je réponds 3.. 2 dans mes bras et 1 ange dans le ciel. Et souvent, plus qu’on ne le croit, les gens disent moi aussi… ou ma fille… ou des amis…
    Nous avons aussi du faire face à des remarques du même style : Vous êtes jeune, vous en aurez d’autres / C’est bon c’est passé (seulement qq jours après !) / le décompte (faux) des petits enfants et j’en passe. Mon grand de 8 ans reprend les gens qui oublient son petit frère. Et nous parlons de lui à notre petit dernier.
    Ça fera toujours mal, et il y aura toujours des pleurs mais pour lui et ses frères j’essaye d’aller de l’avant et de profiter de la vie… J’ai aussi décidé de tenir les personnes néfastes loin de moi alors qu’avant je prenais sur moi pour faire plaisir..
    Il faut parler et ne pas garder tout ça pour soi… La personne qui m’a fait le plus de bien moralement avait aussi vécu la perte de son garçon à peine quelques mois avant…
    Bon courage.
    Bisous volants à nos petits anges.

    1. Akira c’est un très beau prénom ! Merci pour ce message, on pense bien à vous tous également. (Heu… Le « c’est bon, c’est passé », j’hallucine… Il y a vraiment des gens qui devraient apprendre à fermer leur grande g….)

  6. J’ai beau prendre du recul en lisant les articles des blogs, le tien m’a fait pleurer. Le ton y est criant de justesse, de pudeur et de chagrin. Je n’ai pas connu ce que vous avez traversé, même si je suis sensible au deuil périnatal en comptant 4 fausses couches à mon actif. Ca n’a pas commune mesure avec ce que vous avez traversé, mais ça abîme un peu et sensibilise fortement à ceux qui perdent leur bébé encore plus tard. Je suis horrifiée (sans être surprise) des propos et attitudes qui vous ont accompagnés, de quoi renforcer la sensation de solitude et d’incompréhension. Je vous envoie, à vous trois, et votre luciole, toutes mes pensées.

    1. Merci pour ce message. La fausse couche, on connaît, on a eu ça la première fois, et on sait combien ça peut être difficile à travers, alors 4… Je n’ose même pas imaginer. Comme tu le dis si bien, ça abîme. Une grosse pensée pour toi et pour les tiens.

  7. Tellement peur d’être maladroite et de vous blesser… mais je voudrais quand même vous dire que vos mots me touchent, votre histoire m’émeut, et bien que quoique je dise ne puisse adoucir votre peine, je vous envoie plein d’amour à tous les 4.

    1. Merci pour ce message, ça nous touche beaucoup.

  8. Je manque de mots, alors je vais juste vous dire tout mon soutien… Comme tu le dis si bien, le chagrin n’a pas de date de péremption…
    Virginie

    1. Merci beaucoup pour ton message, et pour ton soutien 🙂

  9. Votre texte est si juste et si émouvant
    De douces pensées à votre luciole pour son anniversaire
    Douces pensées à vous qui avancez dans cette épreuve
    Faire vivre les souvenirs et en créer de nouveaux
    Honorer nos bébés partis trop tôt et profiter de chaque instant
    Vous êtes une belle famille tous les 4

    1. Merci beaucoup. C’est vraiment adorable 🙂

  10. Quoi dire ? il n’y a rien à dire, juste à écouter. il faut juste être là, pour si besoin. Bien sur que la perte sera toujours là. elle ne s’effacera jamais. il faut juste arriver à avancer avec elle. pour moi le plus important c’est de pouvoir en parler. alors si la psy n’a pas su trouver les mots qu’il faut, tant pis. si vous arrivez à en parler entre vous tant mieux, c’est d’ailleurs le principal. et bebebackstage peut en parler aussi. et elle peut vous voir pleurer aussi, c’est pas interdit… je suis pas psy, mais je pense que les émotions sont là, il faut juste les accepter. vous êtes là l’un pour l’autre, c’est ça le plus beau, le plus important, pour porter votre chagrin, et supporter ces phrases qui ne font que montrer à quel point les gens ne savent pas comment réagir, ni quoi dire, face à ce drame qu’ils préfèrent minimiser. Je pense bien à vous.

    1. Merci à toi ! Effectivement, la psy, c’était la fausse bonne idée. Ou plutôt, ça m’a bien confortée dans l’idée qu’on n’en a pas besoin… du moins, pas tant qu’on a quelqu’un qui sait écouter sans juger, et entendre vraiment ce qu’on dit. Et ça, ça ne court pas les rues, mais il y a toujours des gentilles personnes qui savent tendre l’oreille… Ou laisser de doux encouragements 😉

  11. Il n’y a pas de mot devant ce drame, devant ce vide abyssale qui rempli vos coeurs et vos vies, devant la maladresse des gens(car j’aime croire qu’il ne s’agit que de maladresse… même si j’en doute)
    Mes plus tendres pensées
    Emilie

    1. Merci Emilie ! Nous aussi, on préfère croire que c’est le plus souvent de la maladresse qu’autre chose… Mais malheureusement, il y a aussi beaucoup de méchanceté. Ou de lâcheté. Merci encore pour ton message 🙂

  12. Mon dieu, j’ai eu envie d’hurler a la lecture de cet artcile… Mais qui sont les gens horrible qui on pu vous dire pareil horreur … J’ai tellement de compassion pour la perte de votre petit bebe… J’ai moi meme ete confronté a la PMA, et mon amie a subit un drame comme le votre dont je parle sur mon blog, pour faire evoluer les choses et que plus jamais je ne lise de phrase pareil..; Mon dieu il y a des baffes qui se perdent …

    1. On ne refera malheureusement pas les gens… C’est pour cela que nous avons voulu en parler sur le blog, de ces phrases-là. Si pour beaucoup il doit y avoir de la maladresse, il faut aussi comprendre que ça peut faire de se les entendre dire. Si ça peut aider à ce que les autres parents qui vivent des drames comme celui-là n’aient pas en plus à supporter ces mêmes paroles blessantes, ça sera toujours cela de pris. Merci pour ce message 🙂

  13. C’est très triste et même si je n’ai pas perdu d’enfant je comprends la douleur, le chagrin dans lequel vous, vous trouvez ! mon fils à 13 ans il a été opéré du coeur à 1 mois et demi car il risquait la crise cardiaque, 7 heures d’opération a tourner en nrond près de Necker ou sous la tour eiffel….il a été sauvé mais sa aorte doit grandir en même temps que lui sinon cela peut être fatal, il nous a fait qq peurs ces derniers temps avec des maman j’ai mal au cœur ça me tiraille et là c’est le branle bas de combat vite le cardiologue, la tension…..j’ai enfin nous avons hâtent que sa croissance soit terminée…beaucoup de courage à vous, Lou

    1. Courage à vous. Ce doit être une situation vraiment très difficile, on compatis sincèrement. Je n’imagine même pas combien ces 7h d’opération ont dû être angoissantes et interminables pour vous ! J’en serais devenue folle, je crois.

  14. Pas de mots pour exprimer la profonde compassion que je peux ressentir en lisant ces mots, moi qui ne peux comprendre cette douleur qui doit être infinie.
    Alors f*** à tous ceux qui tenteront de le faire, oui vous avez deux filles.

    1. Merci mille fois pour ce message !

  15. Tout mon soutien dans cette épreuve <3 Votre petite Luciole est dans mes pensées.

    1. Merci beaucoup MissTexas 🙂

  16. Chers parents Backstage, en vous lisant, je me retrouve un peu. Je voulais juste vous dire que vous n’êtes pas seuls sur ce chemin (être soutenue par d’autres parents « backstage » m’a beaucoup aidée), et qu’il existe des thérapeutes vraiment fantastiques (vraiment), dont l’accompagnement permet même de grandir !
    Je voulais juste vous dire que cette affreuse traversée de tempête terrible peut, avec le temps, se révéler être un grand cadeau.
    Je vous souhaite le meilleur….

    1. Merci beaucoup Anna. C’est rassurant de voir qu’il y a quand même des personnes capables de s’entraider et de se soutenir dans ces épreuves.

  17. Bonjour, c’est un peu par hasard que j’ai lu votre blog … je n’ai probablement pas le don de vous aider à mieux vivre cette perte mais je peux vous apporter mon témoignage car c’est peut-être une coïncidence mais nous fêtons, mon épouse, nos enfants et moi, l’anniversaire de l’un de nos fils, décédé à la naissance, il aurait 11 ans aujourd’hui.
    Vous l’avez bien souligné, la perte d’un enfant créé un vide qui ne sera pas comblé, vous avez changé profondément désormais … c’est ainsi et il faut apprendre à vivre avec, à vous reconstruire progressivement sans oublier car ça, vous ne le pourrez pas.
    Si je puis me permettre, ne juger pas trop durement ceux qui autour de vous ne comprennent pas votre douleur, ils ne peuvent pas savoir et c’est mieux ainsi, car nous ne pouvons souhaiter à autrui d’avoir à vivre cette situation.
    Je sais que ce que je vais écrire va vous paraître idiot : ce que vous vivez aujourd’hui va vous rendre en même temps plus forts, parce que vous aurez vécu une épreuve plus que difficile … et en même temps plus vulnérables parce que vous aurez perdu cette forme d’insouciance qui est une protection fabuleuse.
    Il faut une sérieuse dose d’optimisme, voire de naïveté (volontaire le cas échéant) pour passer le cap, c’est un processus long, semé d’embûches et encore aujourd’hui, nous savons que la blessure demeure, silencieuse mais bien présente … elle est une partie de vous, et probablement le seul souvenir que vous garderez de votre petite Luciole … contre toute attente, cette cicatrice sera probablement un de vos biens les plus chers, et les plus intimes.
    Avec une pensée pour votre Luciole, Etienne

    1. Merci Etienne. Je comprends ce que vous voulez dire sur cette cicatrice, merci pour vos mots et nos meilleures pensées pour votre fils, pour vous et pour votre famille en ce jour anniversaire.

  18. 10 ans…Que mon garçon est une petite étoile. Que son grand frère et nous avons « dû » faire son deuil aussitôt né…Ce n’est facile pour personne, nous avons eu droit au mêmes absences d’amis, aux maladresses, aux « vous êtes « encore » (oui parce qu’on n’était pas tout jeune non plus) jeunes, vous en aurez un autre » et j’en passe..S’apercevoir en marchant dans la rue des mois plus tard qu’il y a encore des gens pas au courant qui vous ont vu enceinte jusqu’au cou et qui vous demandent comment va le bébé….Des moments durs qui ne semblent jamais vouloir finir… Nos deux garçons en parlent aujourd’hui librement. L’aîné a pleuré et a souffert, il avait 4 ans. Le dernier ne le connaît pas mais on lui a parlé de son grand frère et de temps en temps il m’en parle, me pose des questions…Notre deuxième petit garçon n’a pas laissé que de la douleur, il nous a donné la force de vivre le temps présent , de vivre « plus vrais »en ayant le recul sur la vie qu’on les gens qui ont souffert, Il nous a fortifié l’âme même si on aurait préféré mille fois être moins « solides » mais juste avec lui. Pensées à nos étoiles.
    .

    1. Oh oui comme je vous comprends !! On donnerait cher aussi pour être moins « solides » et avoir notre Luciole avec nous ! Une grosse pensée pour vous, votre famille et votre petit garçon.

  19. Je compatis et je comprends… Personnellement, je voue une reconnaissance éternelle aux membres de la famille et aux amis qui m’ont soutenue sans faille durant l’année qui a suivi ma fausse couche tardive, et qui ont eu la délicatesse de se montrer présents et à l’écoute sans pour autant essayer de me réconforter.
    Le jour de l’annonce, quelqu’un de proche a osé me dire qu' »au moins, vous savez que vous pouvez en faire! ». Super merci, mais je m’en fous, c’est ce bout de chou que je voulais, celui qui grandissait en moi, pas un autre..!
    Cela fait quelques années maintenant et, je voudrais vous dire que ça va beaucoup mieux, mais le deuil est long, malgré une psy formidable (je vous recommande l’EMDR avec un spécialiste compétent! ça m’a sauvé la vie). Le temps adoucit les douleurs mais elles peuvent se raviver en un quart de seconde, à la vue d’un enfant qui aurait pu lui ressembler, un souvenir de la grossesse, en entendant le prénom choisi dans la rue…
    Votre plus grande force c’est votre union pour traverser cette épreuve et apprendre à vivre avec votre histoire ensemble, c’est ce qui m’a manqué le plus après la séparation, ne pas pouvoir s’appuyer sur quelqu’un qui ait exactement le même trou béant dans la poitrine quand la tristesse me terrasse…
    Bon courage et bonne route 🙂 :*

    1. L’EMDR, on en a entendu parler ici. Cela fonctionne vraiment bien, alors ?
      Oui, c’est terriblement important d’être (bien) entourés dans ces épreuves… Une grosse pensée pour vous !

  20. Je me suis parfaitement retrouvée, même douleur, même incompréhension de mon entourage. Cela fait 15 ans au mois de janvier mais les dates anniversaires sont toujours là, prenez tout le temps nécessaire pour « guérir ». Vous avez eu la chance de rester souder alors que nous l’épreuve nous a éloignés. C’est aussi la présence de mon aînée qui m’a permis de continuer à vivre ou survivre. Je vous souhaite beaucoup de courage et continuez comme vous le faites, on ressent l’amour dans votre famille <3

    1. On ne dira jamais assez à quel point notre aînée nous aide à traverser cette épreuve, effectivement. Sa présence est un énorme réconfort, je ne sais pas comment on aurait fait sans elle, alors je comprends vraiment bien ce que vous voulez dire ! Merci pour votre message, et une pensée pour vous et pour vos enfants.

  21. Juste pour envoyer des chaudoudous par wagons entiers … et vous dire que ça fait 11 ans le mois dernier que mon étoile filante est passée dans ma vie, et tous les ans, je passe prendre à la boulangerie des gâteaux pour moi et le Gnome (qui aura 10 ans le mois prochain) le jour J. Voilà, c’est comme ça, n’en déplaise aux fâcheux. Tourner la page n’est pas jamais, ô grand jamais, oublier le début de l’histoire … Et je vous jure que les couleurs sont toujours plus belles après l’orage et la foudre …

    1. Merci, ça me rassure, je commençais à croire qu’on perdait la tête à vouloir faire un « gâteau d’anniversaire » pour notre Luciole… Une pensée pour vous, votre famille, et votre belle étoile !

  22. Toute ma compassion pour votre famille. Mon bébé est mort née à la naissance, il y a 3 ans. La première année a été la plus difficile. Je retrouve tout dans votre post sauf les flashbacks qui sont partis plus vite , ma psy était meilleure….pensez avant tout à vous et à votre petite, vous le méritez, faites vous plaisir autant que possible et fuck à tout ces gens qui sont au mieux maladroits et ne comprennent pas. Mes pensées les meilleurs, j espère que vous surmonterez cette épreuve.

    1. Merci Isabelle. Ces fichus flashbacks, ça traîne ici, c’est vrai… Mais ils s’atténuent, ils deviennent quand même moins fréquents… On finira par s’en débarrasser (ou à ne plus en avoir tous les jours, au moins). Une grosse pensée pour vous !

  23. Votre histoire me touche aux larmes.
    Je comprends tout à fait votre histoire ayant perdu un enfant aussi. Quand on me demande combien avez vous d’enfants une petite voix intérieure dit 3, je réponds 2, sous la pression des gens qui pensent à voix haute, depuis le temps, 12 ans, tu devrais passer à autre chose.
    Impossible les pensées et question restent…
    Je vous envoi toutes mes meilleures pensées et un nuage d’amour.

    1. Que cela fasse 1 an, 5 ans, 10 ans ou 100 ans, je crois qu’on est tous/toutes marqué(e)s à vie par ce genre d’épreuves. Comment les gens peuvent-ils penser qu’on puisse s’en remettre complètement et « passer à autre chose » ? On grandit, on avance, mais c’est toujours là… Une grosse pensée pour vous, et pour vos 3 enfants !

  24. Bonjour! Hier 12 février, cela faisait 8 ans que nous perdions notre petit garçon. Une IVG suite à une cardiopathie complexe. Quel hasard, dans les insomnies, de tomber sur cet article partagé par Facebook. Impuissance, douleur, solitude… et il y avait chez moi énormément de culpabilité. Nous avons été merveilleusement entourés par l’équipe médicale et psychologique (soutien dès l’accouchement au sein de l’hôpital). Mais il y a eu beaucoup de maladresses. Cela a aussi été un tsunami dans les relations familiales. Notre grande fille avait 18 mois. J’ai par la suite accouché d’un petit bonhomme en pleine forme. Avec le temps, j’aime me dire que notre petit ange a apporté quelque chose à toute la famille. Cette histoire était tellement lourde que j’ai voulu lui donner du sens et un souvenir plus doux. Je vous souhaite de tout cœur cette douceur, avec le temps.

    1. Merci Cathy. Vous avez raison, votre petit garçon a apporté quelque chose à chacun d’entre vous. Il fait partie de vous, pour toujours. Une grosse pensée pour vous, votre famille, et votre petit garçon.

  25. Je veux juste vous prendre dans mes bras, vous faire un énorme câlin virtuel, vous dire que le temps apaise (même si les larmes qui coulent abondamment depuis le début de la lecture me prouve, s’il en était besoin, que la peine reste tapie dans un coin, que la plaie sera pour toujours à vif), que ça devient un peu moins dur, ou qu’on apprend à vivre avec…. Votre article dit tellement bien tout… Les petites phrases assassines (il manque ceux qui comparent la douleur, mais peut être avez vous eu la chance de ne pas les croiser ? J’ai entendu « Ah je t’appelle parce que je viens de faire une fausse couche… Je ne savais pas que j’étais enceinte… Maintenant je sais ce que tu as vécu ! » Euh… Non, tu ne sais pas, et si je suis toujours celle qui dit qu’une peine ne se mesure pas à l’aune d’une autre, que savoir des gens encore plus dans la souffrance que soit ne console pas, qu’il n’y a pas pire ou moins pire, juste ce qu’on doit traverser, je ne peux pas entendre que tu penses avoir vécu la même chose que moi. Et je suis une traumatisée du scialytique, ce qui fait que même chez le dentiste je me mets à pleurer, dans un flash de mon accouchement (et je n’ai pas encore trouvé de dentiste qui comprenne). Foutu stress post traumatique
    Mais moi aussi cela a soudé mon couple, et nous avons eu finalement une petite fille qui a dix ans aujourd’hui, à qui j’ai tellement intimé l’ordre de vivre pendant toute ma grossesse qu’elle est vivante et même tonitruante, un ouragan ♥ Notre grand de 18 ans a aussi appris à vivre avec, le sujet n’a jamais été un tabou à la maison et petit à petit, nous avons appris à vivre avec ces deux deuils (oui, deux coup sur coup sinon c’est pas drôle). Ils nous ont transformés, ils nous ont appris des choses sur nous, sur les autres et sur la vie.
    Je pense très fort à vous, mes pensées vous accompagnent dans votre deuil ♥♥♥

    1. Je n’imagine même pas ce que ça peut faire de vivre ces horreurs-là deux fois… Vraiment désolée pour vous… Evidemment, notre liste des phrases qui font mal est loin d’être exhaustive… Pour notre première fausse couche (première grossesse), on avait eu droit à une comparaison du meilleur goût avec un « fruit pourri » (cité tel qu’entendu). Parfois, j’ai bien envie de me balader avec un panneau lumineux qui dirait quelque chose du genre « Si tu n’es pas sûr de ne pas blesser quelqu’un avec ta phrase, ferme ta bouche et étouffe-toi avec ». Mais on dirait encore que c’est moi qui prend tout mal, sans doute ^^ Une grosse pensée pour vous, et un grand merci pour ce message.

  26. Bonjour,
    « Quand on perd son père ou sa mère, on est orphelin (e), quand on perd son conjoint on est veuf (ve), mais quand on perd son enfant, il n’y a plus de mots. » Ces mots, je les ai lus à propos d’un tres beau film documentaire sur l’histoire d’Amande maman d’un petit Gaspard trop vite parti. Ce film documentaire, dont j’avais soutenu le projet et qui est en train de se terminer, s’appelle  » et je choisis de vivre  » . Sa raison d’être est de « nous faire voyager de manière sincère et tendre au cœur de la perte d’un enfant, et, à la rencontre de cet élan de vie en nous pour traverser cette épreuve ». Peut être pourra-t-il être diffusé à l’été.Voilà un partage que je voulais faire vers vous.Je vous souhaite de voir ce film. Pour tout dire, à titre personnel, ma fille a vécu la mort de son bébé dans son ventre à 8 mois et demi de grossesse Sa douleur fut pour moi une épreuve semblable à un tsunami Ma propre douleur fut de voir se défaire tout le rêve de grand mère que j’étais devenue pour la première fois pendant la grossesse de ma fille pour ce bébé papillon qui m’a frolée à jamais de ses ailes colorées et lumineuses.
    https://fr-fr.facebook.com/etjechoisisdevivre/
    https://www.etjechoisisdevivre.com/
    Plein de pensées vers vous!!

  27. Je découvre votre blog avec cet article – et je dois avour er qu’il m’a tiré quelques larmes. C’est un très beau témoignage que vous offrez là, et à la manière dont vous parlez de votre petite Luciole on ne peut s’empêcher de vous accompagner à l’imaginer pleine de vie avec vous.
    Vous touchez du doigt tellement de choses… le manque d’accompagnement des institutions pour qui ce n’est qu’un fait divers, pour qui on peut faire des gosses comme on fait ses courses, les psys qui comprennent rien, les proches qui préfèrent rester aux abonnés absents car ils ne comprennent pas que même une présence silencieuse peut réconforter les coeurs.
    Papa et mamanbackstage recevez toute notre amitié de blogueurs, et je continuerai à suivre vos aventures de parents blogueurs à l’avenir 🙂
    Papa Thibaud

  28. Très beau texte, toutes ses émotions partagées. Chaque jour, l’impression de vivre un nouveau chamboule-tout. Je partage ces colères et ces larmes depuis le décès de notre fils aîné, il y a 14 mois. Chercher et trouver au quotidien ce qui peut nous apaiser, soutenir nos autres enfants et s’entourer de personnes bienveillantes. Ce chemin qui semble interminable où notre être est profondément modifié mais invisible aux autres.
    Pensées affectueuses à vous quatre. Valérie

  29. Bonsoir,
    Je suis tombee sur cet article dans le HuffPost par hasard. Enfin pas tout à fait car je cherchais « deuil d’enfant 18 mois après »…
    J’ai également perdu ma fille a 7 mois et demi de grossesse pour cause de cardiopathie sévère dur a un lupus néo natal, maladie rarissime. A la culpabilité de devoir interrompre la vie de son propre enfant s’ajoute tout ce que vous écrivez ici. Nous avons également une fille aînée de 3 ans aujourd’hui qui a surtout souffert de voir sa maman changer… a chaque phrase de votre texte je me disais « put** mais c’est exactement ça! ».
    J’aurais pu écrire la même chose que vous mots pour mots et paradoxalement cela ma rassurée, cest tres bete a dire mais je suis « normale » dans mon deuil…cest normal de pleurer toutes les larmes de son corps au pire moment. Mais que c’est dur d’aller bien! de faire front, de sourire, de faire des blagues, de travailler dans un poste a hautes responsabilités alors que tout cela paraît encore plus futile et dérisoire…d’essayer d’avoir un autre enfant et d’échouer mois après mois…..d’avoir si peur de le reperdre à nouveau sachant que le couple et la famille ny survivraient pas…
    Votre texte est tellement juste que je lai envoyé a des amis et famille proches en leur disant: voilà exactement ce que nous avons vécu. Ils ont été très émus. Je crois quils ne se rendaient pas compte car en apparence nous allons si bien maintenant. « Vous en avez déjà une » n’est ce pas…oui, enfin deux plutôt. Et en tant qu’ainee de trois enfants je ne peux me résoudre à l’idée d’avoir une fille unique, de la priver de ces relations uniques entre fratrie.
    Contrairement a vous, jai eu la chance de tomber sur une psychologue formidable. Elle a pratiqué l’EMDR qui a très bien fonctionné sur moi en ce qui concerne le stress post traumatique de l’arrêt du coeur et de l’accouchement (36h de cauchemar suivies d’une hémorragie ou j’ai failli y passer – mon clnjoint est resté tout le long et cela nous soudera a jamais, a ce jour je ne sais toujours pas comment nous avons fait pour survivre à ce traumatisme, cet enfer innomable, je me sens invincible a présent, a part la perte de mon autre enfant rien de pire ne peut m’arriver, RIEN).
    Comme vous mon coeur est brisé a jamais, je souffre de voir ma petite Mila absente partout, tout le temps. Je vis avec un fantôme, jai constamment une boule dans lestomac surout dans les moments de joies evidemment, mon couple tangue de temps en temps mais tiendra bon je l’espère. Je ne lâcherai pas après avoir traversé tant de montagnes.
    Merci encore d’avoir partagé ce texte. C’est la première fois de ma vie que je laisse un commentaire sur internet….

    Bonne soirée

    1. Bonjour Elina, merci pour votre message. Effectivement, c’est difficile d’aller de l’avant quand on vit un enfer comme celui-là. Les gens autour ne s’imaginent pas toujours combien ça peut coûter de sourire, de faire semblant d’aller bien, de continuer à formuler des projets, de se poser des objectifs, de mener une vie normale… Le fait d’être tombée sur une psychologue formidable semble vous avoir beaucoup aidée… Ce n’est pas la première fois que quelqu’un exprime ici toute l’aide qu’a pu apporter l’EMDR, il va vraiment falloir que je me renseigne sur le sujet ! Continuez à vous accrocher, à avancer, à vivre. Vous le devez à votre aînée, à Mila, à vos proches, à vous-même. Nous pensons à vous, à votre famille, et bien sûr à votre petite Mila.

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