La fin de la sucette !

Toi, oui, toi, derrière ton écran, les yeux embués de désespoir ! Je ne vais malheureusement pas te donner LA méthode ultime pour faire accepter la fin de la sucette à ton enfant. Pourquoi ? Car il n’y en a tout simplement pas. Et aussi pour te laisser galérer un peu. Niark !

Une longue histoire.

À la naissance de notre aînée, nous ne voulions pas lui donner la sucette. Enfin, pour être totalement honnête, nous n’y avions pas trop réfléchi avant que le « problème » ne se pose. La coupable ? La fatigue. Après un mois de toute jeune parentalité, nous étions sur les rotules. Quand on compare cela à ce que nous avons TRAVERSÉ, je me dis que finalement ce n’était pas grand-chose. Hum…

      Bref, notre fille pleurait en permanence et rien ne pouvait la consoler, pas même un bon petit biberon préparé avec amour. On ne savait plus trop quoi faire jusqu’à la fameuse question :

       Vous ne voulez pas essayer la sucette ? Juste au cas où ?

Nous en avions une en réserve, celle vendue avec le pack de biberons. Et à contrecœur, nous avons essayé. Pour être totalement franc, ça nous a assez retourné le bide de le faire. Pourquoi ?  Je ne sais pas trop. Un mélange entre céder à la facilité et la peur de ne plus pouvoir lui enlever. Mais dès les premières secondes de calme, nos interrogations se sont tout bonnement envolées.

Un vrai défilé.

Depuis ce jour, elle en a eu une quantité astronomique. En silicone, en caoutchouc, de toutes les couleurs, des physiologiques ou encore des basiques. Nous les avons d’ailleurs toutes gardées pour la collection !

Nous avons même essayé le Machouyou. J’avais d’ailleurs fait un TEST à l’époque. Test pas trop apprécié par la marque d’ailleurs… Le Machouyou part d’une bonne intention mais il s’agit ici de troquer une addiction par une autre.

Une fin annoncée.

Nous n’avons jamais tellement mis la pression à Bébé Backstage pour qu’elle l’arrête. Nous nous sommes seulement servi d’une visite chez l’ORL pour amorcer la démarche. Elle a simplement signifié à notre fille qu’à 4 ans il était temps d’apprendre à s’en passer sinon il y aurait des conséquences pas très sympathiques pour le portefeuille de ses parents et pour ses dents.  

Nous avons donc commencé à réduire les temps de succion. Elle ne pouvait la prendre que pour les longs trajets en voiture et pour dormir. Plus questions de la prendre pour les bobos ou pour larver sur le canapé.

Après quelques semaines, voire mois, nous avons supprimé la sucette pour la sieste. Elle ne pouvait donc la garder que pour la nuit. Et il y a un mois de ça, c’est Bébé Backstage qui a signé toute seule la fin de l’ère de la succion. Un soir, durant le rituel du coucher elle a demandé à poser la sucette sur sa commode car elle n’en voulait plus. Par contre l’attache sucette est désormais relié à son doudou et il est hors de question de l’enlever. Vestige d’une toute jeunesse passée.

© Copyright Michael Bastaz pour Papa-backstage.fr

Sommes-nous responsables ?

En voilà une, de bonne question ! Pourquoi la poser d’ailleurs ? Car il est facile pour nous de se plaindre, facile de demander à nos gamins d’arrêter la sucette ou de regarder sur Google la meilleure façon de se débarrasser de cette ancienne amie devenue un parasite du jour au lendemain.

Il est surtout facile de rester à sa place de parent et de ne pas se mettre à celle de l’enfant. La sucette représente beaucoup pour eux, comme leur doudou. On ne peut leur demander de se séparer d’une part d’eux du jour au lendemain, comme on peut lire ici ou là.

Imaginez. Vous êtes tranquille pour l’apéro, une bière dans une main, une Marlboro dans l’autre en savourant l’emprunt qu’il a fallu faire pour la fumer. Tout d’un coup votre père arrive, vous colle une tarte à l’arrière de la tête, verse la bière sur votre clope et boit le reste en vous disant qu’à partir d’aujourd’hui tout est fini !

Mauvais exemple, c’est sacré la bière !

Pour conclure.

Cet article est un peu plus sérieux que d’habitude mais il est écrit après avoir lu de tout et n’importe quoi sur la blogosphère ces dernières 24h. Si on en lit certains, il faut tout laisser passer chez nos petits sous prétexte que cette gerbeuse éducation bienveillante trop souvent détournée est à la mode. Chez d’autres, pour contrecarrer cette bienveillance naissante, il faut durcir encore plus notre éducation car « les jeunes sont de pires en pires ».

Bref, les avis sont à l’image de notre société, totalement déchirés.

Pouah, partir de la sucette et finir sur une critique sociale, quel artiste !

Merci.

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