Le Ragréage Fibré Structurel MegaFlow P20 se coule de 3 à 40 mm en une seule passe, quand un ragréage classique s’arrête vers 10 mm. Ses fibres tiennent la masse pendant la prise et évitent le faïençage des fortes épaisseurs. Voici son épaisseur mini et maxi, ses caractéristiques chiffrées, sa pose et son prix au m².
| Le MegaFlow P20 en bref | |
|---|---|
| Type | Mortier de ragréage fibré structurel, autolissant, intérieur |
| Classe (EN 13813) | C20-F6 — 20 MPa en compression, 6 MPa en flexion |
| Épaisseur en une passe | 3 mm mini → 40 mm maxi |
| Renfort | Fibres synthétiques anti-retrait |
| Consommation | ≈ 1,6 kg/m² par mm d’épaisseur |
| Circulable | 3 à 4 h à 20 °C |
| Recouvrable | Carrelage 24 h · sol souple 48 à 72 h |
| Supports | Béton, chape ciment, ancien carrelage dégraissé |
| Compatible plancher chauffant | Oui |
| Conditionnement / prix | Sac de 25 kg — 24 à 34 € en GSB |
Ragréage Fibré Structurel MegaFlow P20 : quelle épaisseur en une passe ?
Tu peux le tirer de 3 mm à 40 mm en une seule application. Sous 3 mm, le produit farine et n’accroche pas correctement. Au-delà de 40 mm, tu coules en deux couches, avec un temps de prise entre les deux.
Cette plage large, c’est tout l’intérêt du produit. Un autolissant standard te force à multiplier les passes dès que le défaut dépasse un centimètre. Ici, tu rattrapes une dalle bosselée en une fois, ce qui te fait gagner une journée de chantier et supprime les reprises d’accroche entre couches.
Pourquoi le terme « structurel » change tout
Un ragréage classique lisse une surface déjà saine et ne supporte pas de charge. Un fibré structurel, lui, reprend les efforts et travaille sur des sols sollicités.
Concrètement, ça le rend adapté à trois cas qu’un ragréage ordinaire ne tient pas : les locaux à passage intense (classement P3), les supports anciens qui bougent légèrement, et les planchers chauffants, où les cycles de chaleur fatiguent une couche non armée. Les fibres répartissent les tensions au lieu de les concentrer sur un point qui finirait par fendre.
Fibré structurel ou ragréage classique : le comparatif
La différence se voit sur l’épaisseur admissible et la résistance mécanique. Le surcoût au sac se justifie dès que tu sors du simple lissage.
| Critère | MegaFlow P20 (fibré structurel) | Ragréage autolissant classique |
|---|---|---|
| Épaisseur maxi (1 passe) | 40 mm | ~10 mm |
| Fibres anti-fissuration | Oui | Non |
| Support ancien / déformable | Adapté | Déconseillé |
| Résistance en compression | 20 MPa (C20) | ~16 MPa |
| Plancher chauffant | Oui | Selon produit |
| Prix (sac 25 kg) | 24 à 34 € | 12 à 20 € |
Pour un sol de salle de bain déjà plan, un classique fait le travail. Pour une dalle de garage transformée en pièce de vie, avec 2 à 3 cm à rattraper, le fibré structurel est le bon choix.
Quelle épaisseur choisir selon ton sol
L’épaisseur se décide d’après le défaut à corriger, pas au hasard. Trois situations reviennent :
- Lissage fin (support sain, revêtement à poser) : 3 à 5 mm suffisent.
- Rattrapage de niveau (dalle creuse, ancien carrelage) : 10 à 25 mm.
- Forte reprise (dalle très irrégulière, changement de destination) : jusqu’à 40 mm.
Sur un support fissuré ou hétérogène, prévois une bande de désolidarisation en périphérie pour laisser le ragréage travailler sans se bloquer sur les murs.
Trop épais : quels risques et comment les éviter
Le risque d’une forte épaisseur mal gérée, c’est le retrait au séchage : la couche se rétracte et fissure. C’est ce qui arrive quand on pousse un autolissant classique au-delà de sa limite.
Le MegaFlow P20 encaisse jusqu’à 40 mm grâce aux fibres, mais deux réflexes restent obligatoires. Garde un dosage d’eau constant d’un sac à l’autre : trop d’eau, et tu perds en résistance tout en favorisant la fissuration. Et applique toujours le primaire, qui empêche le support d’aspirer l’eau de gâchage trop vite. Sur une grande surface, un joint de fractionnement tous les 40 m² évite les tensions.
Préparer le support et couler le MegaFlow P20
- Vérifie la cohésion et l’humidité du support : une dalle qui poudre ou qui sue est à traiter d’abord.
- Dépoussière, dégraisse, rebouche les trous profonds au mortier de réparation.
- Applique le primaire d’accrochage (fond dur sur support poreux, primaire spécifique sur carrelage). Laisse sécher 1 à 2 h.
- Gâche à ~5 L d’eau par sac de 25 kg, au malaxeur, jusqu’à une pâte fluide sans grumeaux.
- Coule dans les 20 à 30 minutes, étale à la lisseuse en tirant vers toi.
- Passe le rouleau débulleur dans les 10 minutes pour chasser l’air.
Travaille entre 5 et 30 °C. En dessous, la prise traîne ; au-dessus, le produit tire trop vite et tu perds en planéité.
Séchage, recouvrement et remise en service
Le sol est circulable en 3 à 4 h, mais la pose d’un revêtement dépend de son étanchéité à la vapeur.
| Revêtement | Délai avant pose |
|---|---|
| Carrelage collé | 24 h |
| Parquet flottant | 48 h |
| PVC, lino, moquette | 48 à 72 h |
Plus le revêtement est fermé (PVC), plus il faut laisser l’humidité résiduelle descendre, sinon elle reste piégée et décolle la pose.
Prix, rendement et budget au m²
Compte 1,6 kg de poudre par m² et par mm. Pour 20 m² en 10 mm, ça fait 320 kg, soit environ 13 sacs de 25 kg. À 24-34 € le sac, le budget produit tourne autour de 10 à 14 €/m² pour cette épaisseur, primaire non compris.
Questions fréquentes
Quelle est l’épaisseur maxi du MegaFlow P20 ?
40 mm en une passe. Au-delà, tu coules en deux fois avec un temps de prise intermédiaire. Sous 3 mm, l’accroche n’est pas fiable.
Peut-on faire un ragréage de 3 cm ?
Oui, 30 mm reste dans la plage d’une seule application. Primaire obligatoire, et vérifie que le support ne fléchit pas sous charge.
Quelle différence avec un ragréage normal ?
Les fibres et la résistance. Le structurel monte à 40 mm et tient un trafic intense ; le classique se limite au lissage fin sous 10 mm.
Quel risque si la couche est trop épaisse ?
Fissures et faïençage sur un produit non fibré. Le MegaFlow P20 est calibré jusqu’à 40 mm : dans cette borne, pas de fendillement.
Est-il compatible avec un plancher chauffant ?
Oui. Les fibres encaissent les cycles de dilatation, ce qu’un ragréage non armé supporte mal sur la durée.
