Papa Backstage – Le Blog

Les coulisses d'un jeune couple de parent pas comme les autres

Après toi, le silence…

Après toi, le silence…

Après toi, le silence…

Petite luciole,

Il est tard, ce jeudi 26 janvier 2017. Minuit approche, mais papa et maman ne dorment pas encore. Tu tourneboules dans le ventre de maman, et cela fait rire ton papa. On pourrait presque distinguer le haut de ta tête à travers cette protubérance qui déforme soudain ce ventre qui t’abrite depuis presque huit mois. L’heure tourne. Il est maintenant 2h30, nous sommes le 27 janvier. Les contractions se sont déclenchées, et elles accélèrent. Bébébackstage dort paisiblement dans la chambre d’à-côté, et maman appelle votre papy clown à la rescousse pour venir la garder le temps que nous allions à la maternité.

Trois heures du matin.

Papa et maman arrivent à la clinique, et maman perd les eaux en entrant dans le hall d’accueil. Elle ne te sent plus bouger, mais ton arrivée est forcément imminente, maintenant. Maman est installée à la hâte dans une salle d’accouchement. La même salle où ta grande sœur est venue au monde il y a bientôt trois ans. Tu vas arriver en avance, petite luciole. Il y a tout juste quatre jours, l’échographie nous a expliqué que tu ne faisais pas tout à fait deux kilos. Tu seras un petit gabarit, toi aussi, mais ça ira. On s’occupera bien de toi. Et puis, tu es une Backstage. Tu es déjà forte et courageuse, nous n’avons aucun doute là-dessus.

La sage-femme pose le monitoring à maman. Elle cherche à écouter la musique de ton petit cœur. Elle grimace, et cherche encore. Elle s’éternise sur l’écran, pose et repose les capteurs. Elle se tait, et son silence est plus éloquent que mille mots. Papa et maman tremblent soudain, quand même l’échographie ne suffit pas à t’entendre. Le médecin arrive. C’est un remplaçant, il a l’air gentil comme tout. Il va t’aider, petite luciole. Il observe rapidement la situation, et demande à maman de pousser une première fois. Tu arrives en siège, mais il est trop tard pour la péridurale, et trop tard pour la césarienne. D’ailleurs, il est trop tard tout court. Le gentil docteur vient de l’annoncer à haute voix. Il a mit des mots sur l’horreur que papa et maman se refusaient à croire.

Vous allez la sauver, docteur, pas vrai ? Elle ira bien ?

Non.

Trois lettres qui suffisent.

Il est maintenant 4h10. La sage-femme t’emporte dans un silence de plomb. Les cris de maman ont cessés, et elle pleure, maintenant. Papa pleure, lui aussi. Le gynécologue termine ce qu’il a à faire, et sort pour leur laisser un peu d’intimité. Ils sont comme assommés, incapables de comprendre ce qu’il se passe réellement. Quelques minutes plus tard, la sage-femme leur demande s’ils veulent te voir. Bien sûr qu’ils le veulent ! Elle te dépose délicatement dans les bras de maman. On dirait que tu dors comme une bienheureuse. Tes poings sont fermés, tout comme tes yeux. A tout jamais.

Bon sang, qu’est-ce que tu es belle ! Tu ressembles pas mal à ta sœur. Maman s’en était déjà rendu compte pendant les échographies, mais là, c’est vraiment flagrant. Tu as le même joli menton, et le même petit nez tout mignon. Les larmes de papa et maman glissent sur ton pyjama vert pendant de longues minutes. Ils caressent tes jours, tes mains minuscules, ta toute fine chevelure naissante. Ils te parlent, à voix basse, entre deux sanglots. Et la sage-femme t’emporte à nouveau, et le silence retombe. Lourd. Pesant. Les mots ne viennent pas, coincés quelque part entre la souffrance, l’incompréhension, le chagrin et la colère. Et ce manque de toi, qui ne nous quittera plus.

Les heures continuent à avancer, plus pénibles que jamais.

Papa et maman préviennent tes grands-parents, ton arrière grand-mère, tes taties, tes tontons, tes cousins et cousines, et tous ces gens qui avaient tellement hâte de faire enfin ta connaissance… Les visites des médecins, sage-femmes et aides-soignantes se succèdent, et tout le monde se montre très gentil. Tout le personnel s’affaire à faciliter les choses, autant que possible. Trouver une chambre la plus éloignée possible des cris des nouveaux-nés et des heureux parents qui hantent la maternité. Pré-remplir tous les papiers administratifs à la place de tes parents déboussolés.

Des parents à qui l’on demande maintenant de faire des choix qu’ils n’auraient jamais pensé avoir à faire. Autopsie ou pas. Autorisation de prélèvements à des fins ultérieures de recherche médicale, ou pas. Organiser tes funérailles, ou laisser l’hôpital s’en charger. Chaque phrase, chaque décision à prendre, chaque silence ne fait qu’ajouter un poids supplémentaire à ton absence. Tu devrais être là, couchée près de nous. Tu devrais entendre papa et maman se chamailler gentiment pour savoir lequel des deux te prendra dans ses bras en premier, ou pour choisir quelle tenue parfaite te mettre. Mais tu n’es pas là. Tu ne seras jamais là. Tu n’iras pas dormir dans ce lit que papa a finit de monter pour toi cette semaine. Tu ne rencontreras jamais ta grande sœur. Tu ne grandiras pas avec elle dans notre cocon familial qui n’attendait que toi pour resplendir encore plus.

Après toi, après tout ça.

Il ne reste que le silence là où papa et maman auraient voulu entendre tes babillages. L’absence et le froid à la place de la chaleur de ton petit corps dans nos bras. Nous sommes amputés d’une partie de nos cœurs, pour le restant de nos jours. Et maintenant, il faut faire face. A la vie qui fait semblant de reprendre mais qui n’est pas ce qu’elle aurait dû être. A la froideur administrative de ce mot sur le livret de famille : « enfant née sans vie ». Mais tu as vécu, pourtant, petite luciole ! Dans le ventre de maman, tu t’es battue pendant des jours, des semaines, des mois pour grandir, te développer, te préparer à venir nous rencontrer tous les trois ! A ces nuits d’insomnies, à cette alternance de larmes et de sourires de surface. A ces mots qui ne veulent pas sortir et qui nous empêchent pour l’instant d’expliquer à ta grande sœur ce qu’il s’est passé. A ces moments de colère intense contre l’univers tout entier, et à ces désespérances qui paralysent. A ce lit qu’il a fallu démonter, à ces vêtements qui n’attendaient que toi et qu’il va falloir remballer dans des cartons. A ces fleurs inutiles déposées au pied d’un grand arbre dans le « jardin du souvenir », au milieu de tous ces nounours pendus à des branches, témoignant de la détresse de tous ces parents à qui cette chienne de vie a volé une luciole…

Les gens…

Et puis il y a ces phrases qu’il faut arriver à avaler, de celles qui oscillent quelque part entre la bêtise, la méchanceté gratuite et la maladresse insupportable.

Bah, vous en ferez bien une autre… (salope de pharmacienne)

Il faut avancer, la vie continue… (sans blague ?)

Je m’en fais pas pour vous, vous êtes solides… (c’est ça, bien sûr)

La grande compte sur vous, vous ne pouvez pas vous laisser abattre… (ben tiens, on y avait pas pensé tous seuls)

Ah, ça y est, il est né cet enfant ? On l’entend pas pleurer, hein… (merci la voisine, nous non plus on ne l’entend pas pleurer, et ça nous tue)

Il faut voir un psy/un groupe de soutien/quelqu’un, ça va vous aider… (le seul moyen de nous aider, c’est de nous rendre notre luciole, vous croyez que le psy/le groupe de soutien/quelqu’un peut faire ça pour nous, sérieusement ?)

Je vais prier pour vous et pour elle… (euh, comment dire ça poliment ?… non, merci, on ne croit pas en qui que ce soit, on est anarchistes, tendance « avec ce qu’il nous a fait, dieu – s’il existe, ce dont on doute fortement – va se prendre une grosse mandale dans la tronche si on le croise ce gros connard » – si PapaBackstage avait écrit cet article, ce ne serait pas aussi poli… – , alors garde tes prières pour ceux que ça intéresse)

Ces gens qui veulent absolument nous présenter untel ou unetelle qui « a vécu la même chose ». Et on s’en fout. Pardon si nous sommes ce coup-ci égoïstes dans notre douleur, petite luciole. C’est déjà assez difficile de supporter notre peine et ton absence, ce n’est pas pour y ajouter celle des autres. C’est trop pour nous, pour le moment. Et il y a aussi ces gens qui croient qu’il faut faire comme si rien ne s’était passé, en pensant certainement que ça nous rendra les choses plus faciles. Mais ce n’est pas le cas. Tu as existé, et tu existeras toujours. Dans nos coeurs, dans nos âmes, dans le vide que tu nous as laissé en partant. Tu as existé, et il faut parler de toi. Continuer à te faire vivre, parce que c’est le seul moyen de combattre ta mort.

Encore et toujours…

Et aussi, il y a les gens qui s’en foutent (ou qui agissent comme si c’était le cas). Ceux qu’on prenait pour des amis, mais qui ont préféré ne pas être là pour nous. Leur cours d’aquaponey doit être trop chronophage, certainement. Et qu’on ne nous dise pas qu’ils ne savent pas quoi nous dire, parce que ça n’empêche pas d’être présent. Ceux qui ne sont pas encore au courant et qui, du coup, viennent mettre les pieds dans le plat. Ceux qui ne savent pas quoi dire, mais qui  Heureusement, il y a surtout ceux qui s’invitent à boire un café, qui écrivent ou qui appellent pour nous soutenir dans cette épreuve, qui nous écoutent quand nous avons besoin de parler, nous font rire de temps en temps, nous parlent de tout et de rien quand il faut être légers. Mais toujours, toujours, les images de cette nuit-là passent et repassent devant nos yeux, en « tâche de fond ».

Il faudra bien vivre avec cette souffrance, vivre malgré ton absence.

On s’efforce de tenir le coup, pour ta grande sœur, et pour toi. Parce que vous méritez toutes les deux que nous tâchions de vous rendre fières de nous. On pleurera peut-être un peu moins souvent, par la suite, parce que le temps nous aura appris à nous endurcir, mais notre peine et notre amour pour toi seront toujours aussi incommensurables. Nous nous relèverons de cette épreuve, aussi unis qu’avant, peut-être même davantage si tant est que ce soit possible. On finira peut-être même par se remettre à rire de bon cœur, un jour.

Mais pas ce soir.

On t’aime, petite luciole. On t’aime, et tu nous manques.

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Maman Backstage

Balade en enfer

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86 Commentaires sur "Après toi, le silence…"

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Le Rire des Anges

SILENCE… j’en suis à 32 SG et 6 jours… Je pleure pour vous, je pleure de peur…

Maristochat Bellemam'

Il n’y a pas de mots pour apaiser votre peine.
Ce billet est magnifique, un bel hommage à votre petite Luciole.
Prenez soin de vous.
Je vous envoie de douces pensées.

Sophies68
Sophies68

Je n’ai pas de mots sauf une immense tristesse que seuls les parents peuvent comprendre…
Mes pensées les plus sincères vous accompagnent dans cette tragedie que personne ne mérite de vivre.
Avec tout mon soutien et mon affection (même si je suis désemparée)
J’embrasse votre famille
Sophie

Alexandra
Alexandra

Je ne savais pas… Mais je suis là

Amelie Jeanne Frençois

Face à une telle tragédie, les mots me manquent.

Toutes mes pensées vont vers vous et votre petite luciole tant aimée.

Amélie

Maman-Tout-Terrain

Des pensees vous vous deux, votre grande et votre luciole <3
Je suis si triste pour vous.

MissTexas

Oh non :’-( Je suis vraiment, vraiment désolée et je vous envoie tout mon soutien pour traverser cette difficile épreuve… Nous penserons à votre petite Luciole, à qui vous avez rendu un merveilleux hommage à travers ce billet plein d’amour. Douces pensées pour vous <3

Escarpins et Marmelade
Je suis abasourdie. .. extrêmement peinée pour vous. Tes mots sont magnifiques et décrivent l’indescriptibles. Lorsque j’ai fait ma rupture utérine, j’ai ressenti le besoin malsain de parcourir un bon nombre de forums, dédié aux « mamanges », c’est mères ou pères qui ont perdu leur enfant à la naissance. Je sais que ce n’est pas ce que vous avez besoin d’entendre en ce moment, et je vais peut-être faire partie de ces gens qui sortent des phrases stupides, mais en lisant tous ces témoignagesites, une chose en est ressortie: Au début, les parents écrivent quasi quotidiennement sur ces forums, viennent faire… Lire plus...
Melimelanie
Melimelanie
Je suis en larmes en lisant. Tellement de peine pour vous. Ça ne devrai pas arriver. C’est effectivement dans ces moments là que mon éducation croyante me fait hurler qu’il ne peut pas exister ce n’est pas possible. Comment peut on sciemment laisser faire ça? Ça n’a pas de sens. Alors je n’aurai jamais les mots pour vous réchauffer un peu le coeur ce n’est pas possible. Mais je pense à vous. (Et pour les phrases « réconfortantes » des autres j’ai grimacé à « vous en ferez un autre ». Actuellement enceinte du deuxième j’ai bien expliqué à mon mari que quoi qu’il… Lire plus...
rachel

Toutes mes condoléances pour votre perte… Je pense bien fort à vous même si on ne se connait pas. Il n’y a pas de mot face à une telle tragédie…mais je pense à vous.

Maman délire
Je suis atterrée. Moi qui depuis quelques temps pensais à vous et avait envie d’envoyer un petit mot pour prendre de vos nouvelles. Je ne voudrais pas dire de stupidité moi non plus. J’ai vécu avec des proches ce drame il y a quelques années. Le temps ne changera rien, votre luciole est dans votre cœur à jamais. Restez unis plus que jamais. Votre force de continuer vous la puiserez dans votre famille à 3. Et j’espère aussi grâce à des proches autour de vous qui vous soutiennent. Ne pas s’empêcher d’en parler, la mort fait partie de la vie.… Lire plus...
Rozie

Quelle terrible douleur …
Toutes mes pensées se tournent vers vous en cet instant, ou, après cette lecture, j’ai mal au coeur.
Aucune parole ne vous soulagera, pourtant, j’aimerais vous dire beaucoup.
Il est « normal » et sans doute logique d’être égoïste dans la douleur.

.. Je ne sais pas vraiment quels mots utiliser. Mais sincèrement, mes émotions, mes pensées se tournent vers vous.

Quatre enfants

La vie est une sacrée pute parfois. Je vous souhaite de trouver la force chaque jour de continuer, parce qu’il le faut vous le savez si bien, et pourquoi pas un jour de retrouver un peu de lumiere à travers le gris …

Claire

Je ne sais que dire à part que je suis désolé pour vous.

Louna

Quelle terrible nouvelle ! Et quel bel hommage à votre petite Luciole….
J’en ai les larmes aux yeux, je n’arrive pas à imaginer ce cauchemar que vous vivez jour après jour, depuis cette fameuse nuit de la naissance de votre Luciole. Toutes mes pensées vont vers vous.

l0uanne

Je suis tellement désolé pour vous… Je sais que rien de ce qu’on peut dire ou faire ne soulagera votre peine, mais sache que toutes mes pensées accompagne votre famille dans cette terrible épreuve…

Mr puffin
Ahh non 🙁 Vous m’avez fait pleurer. Je venais prendre de vos nouvelles et c’était vraiment pas ce que je pensais / voulait lire. Il n’y a pas grand chose à dire, les mots sont vains, faibles, à comparer du pire truc qui peut arriver à un parent. Ayant vécu cette sutuation d’un ami qui lui a perdu son premier BB avec la mort du nourisson a 2 mois, on ne peut que vous écouter, vous occuper aussi. Bon courage Une pensée des puffins du coup, longue sera la route à l’apaisement, on vous envoie notre soutient. Putain la vie… Lire plus...
sam
sam
Je n’ai pas de mots.. je pleur pour vous, J’ai envie de vous serrer dans mes bras (même si on ne se connaît pas physiquement ) , cette douleur qui vous transperce le coeur car vous n’entendez plus ses battements du coeur , et ces crétins qui vous lancent 1 : « ben , vous en avez déjà hein…/ Il vaut mieux que cela arrive maintenant que plus tard (eh…le con TAAAAAA GUEULE …) Face à une telle douleur on ne peut jamais dire il faut, et oui on avance, mais ces moments, ces minutes interminables où on n’a qu’une envie… Lire plus...
sam
sam
Oui maman backstage, On m’a vraiment dit ça. . . Et que ce n’était pas la fin du monde (oui conar#…pas pour toi , mais pour moi qui avais entendu son coeur battre 3 jours avant ,le monde a cessé de tourné quand j’ai vu qu’il n’y avait plus de battements ce jour là. . . .. ) eh oui on a le DROIT de DIRE Qu’on a rien à foutre de malheur des autres , de ne plus vouloir relativiser, d’être égoïste …(pour les gens qui ont le jugement facile)…IL N’Y A PAS PIRE COMME DOULEURE… (je vais bientôt… Lire plus...
Mélissa
Mélissa

Bonjour,

Je suis vraiment désolée pour vous. Je sais se que cela provoque car moi aussi je l’ai entendu cette horrible phrase. Je ne compte plus le nombre maintenant mais depuis le 12 janvier je sais que je l’ai entendu beaucoup de fois même trop. Bon courage

Mélissa mamange d’Elyna

Amélie

Quelle triste nouvelle, quelle injustice, que la vie peut être cruelle parfois… aucun mot n’apaisera votre peine mais je pense bien à vous, prenez bien soin de vous.

MumChérie
MumChérie

Je ne comprenais pas pourquoi je n’avais plus de nouvelles, alors je suis venue par hasard, pour tomber sur ces mots… Je suis estomaquée, sans voix, sans mots… Quelle douleur pour vous tous… Et je ne peux que vous adresser ces quelques mots de sympathie derrière un écran… P****n… Toutes mes pensées volent vers vous…

Claire
Claire

À quelques détails près, votre histoire est identique à la mienne. Mon petit bonhomme a eu (ou n’as pas eu) 10 ans cette année.
La plus terrible et plus longue douleur de ma vie.

Julie
Julie
Je ne peux pas comparer votre histoire à la mienne, mais votre phase de douleur, de deuil, cette envie d’envoyer bouler ceux qui croient bien faire je ne la comprends que trop bien… Mon fils aîné est né avec une maladie génétique « grave, mortelle, et incurable » comme nous l’a précisé le médecin… Mon fils est avec moi aujourd’hui, mais je suis passée par toutes ces phases, par ce désespoir qui est encore là aujourd’hui et ne partira probablement jamais… Je vous souhaite du plus profond de mon coeur d’apprendre à « vivre avec », car malheureusement on ne peut jamais se remettre… Lire plus...
KROENIG
KROENIG
Je suis un homme de 69 ans et pourtant j’ai pleuré en lisant votre témoignage bouleversant. Cela m’a ramené 6 ans en arrière car ma fille cadette a perdu son petit ange à 5 mois et demi de grossesse. C’est terrible car la maman perd la chair de sa chair et c’est évidemment aussi une catastrophe pour le papa. Ma fille a eu depuis un garçon qui se porte à merveille. Tous les ans, à la date à laquelle, le petit ange est parti, j’envoie un petit mot à ma fille qui me répond systématiquement « Je m’en souviens comme si… Lire plus...
Marie
Marie
Je suis désolée d apprendre ce qui vous arrive. Je lis et la douleur est ravivée. Je me reconnais tellement dans ce que vous écrivez…j ai vécu la même chose que vous il y a maintenant 7 ans…ma fille me manque cruellement même si oui la vie continue…et j ai toujours l impression que personne ne comprend ce manque ni cette douleur…la vie a refait surface dans notre famille à 2 reprises depuis, nous sommes heureux et enrichis d émotions…on parle d elle parfois avec mes 3 autres enfants et ça nous fait du bien. Si je peux vous aider… Lire plus...
mac
mac

Je pleure en lisant vos mots. Mes mots, à coté, ne valent pas grand chose. Mais je tiens à vous envoyer mes pensées, mon soutien, de tout cœur.

Anne M
Anne M
Je découvre aujourd’hui via le « Huffington post » le bouleversant et magnfique hommage que vous écrivez à votre « Luciole ». Elle a retrouvé au milieu des étoiles, mes deux petits papillons Yannis et Timéo nés le 21 septembre dernier et morts après quelques heures de vie. Je ne suis « que » la grand-mère de ces deux petits garçons mais je ressens un immense manque face à leur absence et particulièrement quand je garde leur cousine, véritable petit rayon de soleil, née le 11 août dernier. Nous aussi avons entendu des phrases du style « Ils sont jeunes, ils en auront d’autres » …. Sans vous… Lire plus...
Valérie Leroy
Valérie Leroy

C’est terrible…
Ce texte est si beau si touchant ! A travers vos mots j’imagine tellement bien votre petite luciole.
Je vous envoie un wagon de câlins.

Chloé
Chloé

Je suis bouleversée. Merci pour ce magnifique texte qui me permet de mettre des mots sur ce que je ressens depuis la perte de ma petite « luciole » à moi il y a quelques semaines.

AnnaLisa
AnnaLisa
Juste un petit message de réconfort à vous trois. Quand on se reconnait très fort dans les lignes (et même dans les dates), difficile de s’empêcher d’envoyer quelques mots doux. C’est un moment de tempête, difficile à décrire, difficile à partager. Il est pourtant bon de le partager. Vous l’avez très bien fait. Dans mon cas, après quelques mois très difficiles, et après avoir trouvé du sens à cette vie partie, la vie m’a offert plein de cadeaux magnifiques. Chacun de ces cadeaux était en lien avec cet enfant. Le manque d’enfant était si grand (au point de loucher sur… Lire plus...
La hyène
La hyène

Je t’aime frangine, je t’aime mon beauf, je vous aime mes nièces.

Mélissa
Mélissa
C’est tellement une vrai vérité, exactement se que l’on pense et ressens. On est dans le même cas. Notre petit ange s’est envolée ce 12 janvier alors que j’étais à terme( 1er enfant )Nous avons dù faire face aux phrases de réconfort maladroites. Mais celle qui nous a tué c’est  » c’est pas grave vous êtes jeune, vous en referez d’autres et puis vous ne l’avez pas connu… Ou c’est votre poids (+6kg), il faudra maigrir (perte de 20kg avant la grossesse) pour la prochaine ou vous faire opérer…  » Merci les médecins. Tout cela pour dire qu’il faut apprendre… Lire plus...
Mélissa
Mélissa

Merci maman Backstage. Nos condoléances pour votre petite luciole. Je suis tellement désolée pour vous. Cela ne devrait pas exister. Si vous avez besoin de parler, de vous confier, n’hésitez pas. Je serais là . Comme vous dites nous pouvons être solidaire. Courage.

Amelie
Amelie
Voilà plusieurs mois que je n’avais pas été si émue. J’ai tant pleure à la lecture de ce texte. Mon fils est mort il y a maintenant 13 mois, quelques heures après sa naissance, et la lecture de votre message m’a replongée dans ce moment si incroyablement douloureux qu’on se dit qu’on ne s’en relèvera jamais. On s’en est pourtant relevés, comme on a pu, et me voilà à nouveau enceinte, de mon troisième enfant, moi qui étais sûre de n’en vouloir que deux… Je ne sais quoi vous souhaitez, j’ai eu l’impression incroyable en vous lisant que ces mots… Lire plus...
Papa Backstage
Bonjour à toutes et à tous ! Je n’ai pas encore répondu à vos commentaires, pourtant l’article est en date du 7 mars… Je ne sais pas pourquoi en fait… Vos témoignages de sympathie me touchent énormément, vraiment. Je n’avais sans doute pas la force de me replonger là-dedans, de lire vos mots si touchant, si gentils, si compréhensifs… Je ne voulais pas être touché, je ne voulais pas être gentil. Je voulais juste crier, pleurer… Quand le Huff nous a proposé de partager l’article sur leur site, nous avons accepté de suite. Pourquoi ? Car on s’est dit que… Lire plus...
Mélissa
Mélissa
Merci à vous papa Backstage. Grâce à vous , je me sens moins seule. Maman Backstage à coucher sur le papier tous se que je pense et ressens, mais je n’aurai jamais pu aussi bien l’écrire. Vous êtes formidable et je pense à vous et à votre famille. Aujourd’hui cela fait 4 mois que ma petite Elyna s’est envolée. Je souffre de son absence et surtout de ne pas avoir pu l’accompagner le jour de son incinération. Nous n’avons pas été prevenu. Je ne sais pas si un jour j’aurai la force d’avoir d’autres enfants car aujourd’hui j’ai très peur… Lire plus...
Roger
Roger
Toutes mes pensées pour vous, pour votre luciole, pour toute la famille impactée par la perte de votre enfant. J’ai aussi vécu il y a bientôt 8 ans ceci en tant que papa, ou presque, car nous le savions déjà avant sa naissance que notre enfant ne pourrait vivre après, et nous avions pu nous y préparer (ce qui est aussi dur, car l’enfant est toujours vivant dans le ventre de la maman …). Ce sont des jours tout d’abord d’angoisses avant d’avoir la confirmation d’un éventuel diagnostique, ensuite des décisions médicales douloureuses (examens supplémentaires ou non…), et enfin l’arrivée… Lire plus...
Fradin
Fradin

Bonjour
Il m est arrivé le même drame que vous le 21 juin 2006 c était un petit garçon
Personne n’a jamais compris ce que je pouvais ressentir
Ma fille aînée s est faites moquée à l école car personne ne peux comprendre ce drame
J espère qu un jour prochain vous aurez à nouveau de beaux enfants
Moi j en ai eu deux autres et ils sont au courant pour leur frère

Courage à vous
Pleurer si vous le ressentez
Moi il m arrive encore de pleurer car mon fils aurait 11 ans au mois de juin

Roger
Roger
Merci, Maman Backstage, de votre message. Effectivement, il ne semble pas évident de faire ou laisser participer son enfant au deuil de son frère ou de sa soeur, un événement qui nous semble tellement dur pour nous qu’on aimerait en protéger son enfant … souvent il réagit instinctivement et comme vous le dites, c’est sa manière d’apprivoiser cet accroc dans sa vie. Votre témoignage de la réaction de votre aînée m’a beaucoup touché, et je revois la fois où mon aînée a parlé de son petit frère à sa petite soeur … spontanément … pour dire que ce serait prochainement… Lire plus...
Antoine
Antoine

Nous attendions des jumeaux .. contrôles écho toutes les semaines sur la fin …. et une semaine avant la naissance programmée, un des enfants a été détecté sans vie … intervention en urgence ..
Et gestion d’une naissance et d’un enterrement…
Démontage du lit en trop dans la chambre, revente de la poussette double …
Ça fera bientôt 6 ans … c’est difficile de se reconstruire après une épreuve comme ça.

Je vous souhaite tout le courage du monde.

Votre récit reflète tout le malheur et les épreuves que seuls vous deux pouvez comprendre et surmonter…

bibliblogueuse

Je suis tellement désolée pour vous ! Ce billet évoque votre petite luciole d’une manière magnifique qui m’a bouleversée. Les mots me manquent et de toute façon ils seraient maladroits ; que dire si ce n’est que ce que vous traversez est profondément injuste ? Je vous envoie tout le courage possible et des pensées pleines de douceur.

Mel
Mel
Bonjour à vous, Je suis aussi une maman en manque de mon petit loup… Je partage votre peine et votre douleur! Le mien aurait 22 ans cet été, une saison de joie et de réjouissance qui me laisse toujours une petite pensée douce amère. Jamais on oublie, mais sachez que le blessure devient moins vive, la vie redevient belle… teintée de petits élans de suppositions; aurait-il les goûts de son papa pour le sucré? La fascination de sa soeur pour les étoiles? Je penserai à vous dans mes intentions. Sans entrer dans le spiritisme, je me plais à penser que… Lire plus...
Lalie
Lalie
De tendres pensées pour votre luciole et pour vous dans ces moments si hard. Votre récit m’arrache le coeur et me renvoie à mon histoire ,moi qui ai perdu mes deux premiers bébés il y a 6 et 7 ans. Il est impossible pour l’entourage de comprendre la violence de tout ça et les phrases maladroites fusent, et ça continue plus tard, quand les gens oublient. Mais aujourd’hui je m’en fou, moi je n’ai pas oublié, j’y pense chaque jour et ça ne me fait plus souffrir…Elle sera toujours quelque part avec vous votre puce. Bon sinon moi les groupes… Lire plus...
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